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Rob-Iceland-fiction

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“ Chapitre 07 Online Enjoy it girls ! ! I hope it gonna please you ! ” - dimanche 28 novembre 2010 16:55

Création : 28/03/2009 à 23:58 Mise à jour : 13/11/2011 à 05:38

I'm From Iceland . . .

J'ai pu aperçevoir peu de fiction en rapport avec notre bien aimé Robert Pattinson,et je le vois plus souvent dans son rapport avec son personnage désormais cultissime Edward Cullen, ce qui de mon point de vue assez dommage. Ce qui va suivre n'est donc que pure fiction. Je ne fais pas de prologue,on peut dire que je suis une anti-prologue.

Une histoire commence,comme elle commence,et elle suit son cours,selon l'inspiration de l'auteur,parfois bonne parfois mauvaise ou voir absente...

En espérant vous séduire,je vous souhaite d'ores et déjà une Bonne Lecture!

Bien à vous!

.Gwen

[ Song on my mind ... ]

" Pour myself a cup of coffee full of sober nights,
Cos nicotine and coffee are my friends in this fight

And you, you keep me warm
You, you keep me warm
All your cigarettes and cup of coffee
It keeps me warm . . ."

Ida Maria - "Keep me Warm"

______

*Auteur ; Gwen
*Fav' : Je les choisis
*Amis : Je les accepte
*Coms : J'y répond (La plupart du temps)

Je reste ouverte et sociable, mais n'hésite pas
à le dire quand quelque chose me fait ch*er !xD






..I'M FROM ICELAND . . ...

 
BONJOUR /BONSOIR et BIENVENU (E) S=)



●1er article,premières mises au point :

-Tout ceci n'est que pure fiction,et sort tout droit de mon imagination.
-Je deviens une maniaque des fautes d'orthographes,et je ne doute
pas qu'il y en ait beaucoup qui traînent dans ma fiction,je vous demande
d'avance de me pardonner pour ça.
-Je ferai tout mon possible pour que la lecture vous soit agréable.
-Au niveau des commentaires,j'accepte les critiques négatives (à conditions
qu'elles soient constructives,et pas du style "c'est nul" sans argumentation)

aussi bien que les critiques positives.
-Et hum...voilà,nous verrons au fur et à mesure.



●1er article,quelques infos sur l'auteur :




Infos +

-Mon personnage principal est féminin et l'histoire sera racontée de son point de vue.
-Pas de prologue,d'ailleurs je ne sais pas les écrire
-Merci d'avance à ceux qui s'attarderont,sur quelques lignes,voir le chapitre,voir jusqu'à
attendre la suite...




URGENTISSIME : Je m'en veux d'avoir oublier de le signaler, mais plus tard dans la fiction, il risque d'y avoir des scènes intimes plutôt explicites, je ne sais pas comment le définir ce n'est pas vraiment du Lemon ... Mais voilà ! J'ai encore le temps d'ici là, pour trouver un juste milieu !



Repertoire de fictions à propos de Rob
:

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#Posté le dimanche 29 mars 2009 00:28

Modifié le dimanche 13 novembre 2011 05:26

.- Chapter One -.

Vallées, montagnes, froid, geysers, chevaux, nature, cascades, rivières, plages, neige, jour, nuit...

__Je me rapprochais du moment où je devrais quitter ma terre natale. Assise sur ce rocher, je me délectais encore un instant de la vue magnifique que m'offraient les hauteurs interminables de mon pays... l'Islande... Rien qu'à son nom, on plongeait déjà dans un monde lointain et merveilleux duquel on ne voulait revenir. Petit état insulaire situé en plein Nord Atlantique, abritant les paysages les plus merveilleux et les plus préservés du monde, les gens avaient tendance à considérer l'Islande comme un coin paumé de la planète. Mais au fil des années, elle avait su se développer et mettre en relief son image de pays authentique, naturel, faisant rêver ceux qui cherchaient une échappatoire, attirant la curiosité, voire la fascination.

____Moi, j'y étais née et j'y avais toujours vécu, et aujourd'hui, je devais m'en aller. J'avais fait mes cartons et mes bagages, essayant d'emporter avec moi le plus de souvenirs possible. Il y avait un mois de cela, alors que j'avais perdu ma mère, morte d'un arrêt cardiaque, on m'avait confié à mon père qui vit en Angleterre, étant encore mineure. Résultat : au revoir L'Islande, au revoir aux amis, à la famille. Comme toute personne dite « normale», je me sentais triste et mélancolique, mais je n'avais pas envie de le montrer, comme lors de l'enterrement de maman où l'on m'avait reproché de ne verser aucune larme et d'avoir été passive. S'ils savaient à quel point cela me déchirait de l'intérieur.

- Krista ! Je savais que tu serais là !
Je ne me retournai pas, reconnaissant la voix de Ludvik. Il vint s'asseoir près de moi. J'observai alors son visage fin, aux traits doux et réguliers me sourire, ainsi que ses yeux couleur bleu pâle qui stéréotypaient son charme dit « slave », ajoutés à ses cheveux blonds platines. L'ami d'enfance, l'ami de toujours... L'ami qui allait me manquer à en mourir !
- De toute façon, tu sais toujours où je suis, même quand j'essaie de me cacher !
- Ta grand-mère t'attend ! Sourit-il.
-Oui... Je dois y aller... Je sais ...
-Si je pouvais arrêter le temps et te garder ici... Je le ferais sans hésiter !

Je lui souris et me levai.

____Il fit de même et nous repartîmes vers ce qui était ma maison et ne le serait plus dans quelques heures, me serrant du mieux que je le pus dans mon pull, surmonté d'un sweat et d'une veste ; il ne faisait pas très chaud. Il me prit la main, pour m'aider à descendre et ne la quitta plus. J'habitais à la sortie Est de Reykjavik, la capitale, où la grande route bordée de paysages débouchait. Ma mère avait tenu à rester proche de la nature tout en étant à la capitale.
Aussitôt arrivés près de ce qui était notre habitation à moi et à ma mère (une construction en bois massif, accueillante et chaleureuse à souhait, quand maman en sortait avec son sourire et son enthousiasme infaillibles), Fred me sauta dans les bras. Je m'accroupis, lâchant la main de Ludvik, et le flattait. Fred était un chien : un berger Allemand que nous avions trouvé, perdu en bordure de la route, assoiffé. Ma mère l'avait tout de suite adopté. Il partageait depuis maintenant 5 ans notre quotidien. Il commença à me chatouiller en me léchant le cou, puis le visage.
- Oohh Fred ! Ris-je.
Pourquoi Fred ? En hommage à Freddie Mercury des Queen, ma mère était une fan.
-Oh oui, toi aussi tu vas me manquer ! Lui dis-je en le caressant énergiquement.
Bien évidemment, je ne pouvais pas emmener Fred avec moi. Il restera ici avec mes grands parents.
- Ahh, enfin tu es là ! Sourit ma grand-mère en sortant de la maison désormais vide, et en la refermant à clé.
-Oui, j'étais allée me balader un peu !
- Et bien, je pense que nous pouvons y aller !
Annonça Ludvik, qui avait pris la voiture de son père pour nous emmener.
Bon, je n'aimais pas beaucoup ce moyen de transport, car trop polluant, mais parfois, on était contraint d'en faire usage, notamment aujourd'hui. Grand-mère monta à l'arrière avec Fred et moi à l'avant avec Ludvik qui nous conduisit jusqu'à l'aéroport. Le silence était lourd et je sentais la tristesse de ma grand-mère qui s'était battue pour me garder en Islande avec elle. Mais mon père avait obtenu ma garde. Désormais, c'est avec lui que je devrais vivre jusqu'à ma majorité. Je voyais tous les paysages, MES paysages, défiler devant mes yeux, et ne pas savoir quand je les reverrai me nouait le c½ur. Attachée, ancrée, clouée à ma terre islandaise, j'étais.... arrachée à celle-ci, je le suis...

Le temps me parut passer si rapidement que lorsque Ludvik m'annonça que nous étions arrivés, je ne voulais pas y croire. Je reconnus devant l'aéroport, ma petite bande d'amis et leur souris jusqu'aux oreilles. Ils chantonnaient un petit air en islandais, pour me dire au revoir et me souhaiter bonne chance : Hanna, Andri (garçon), Elma, Ludvik.
- Il ne faut pas faire des choses comme ça, je vais me mettre à pleurer sinon ! Dis-je en reprenant mon souffle.
Ils me sourirent.
- Tu n'as pas idée du vide que tu vas laisser... Me dit Elma en pleurs.
- Ne pleure pas Elma, j'vais m'y mettre aussi sinon ! Lui dit Hanna.
- Et moi aussi après vous ! Rajoutai-je.
- Raahhh, les filles toutes les mêmes, ça pleure tout le temps ! Nous taquina Andri.
- Dis vite au revoir à tes amis, pour que tu ailles enregistrer tes bagages Krista ! Me dit ma grand-mère.
Ils me regardaient tous désormais avec leur petit sourire triste, la première à me sauter dans les bras fut Elma toujours en pleurs.
- Reviens vite ! ! ! Me dit-elle.
- Ne t'inquiète pas, je ne vous oublierai pas, impossible !
- Allez Elma, laisse en nous un peu !
Lui dit Andri.
Elle se sépara de moi à contrec½ur, ce fut au tour d'Hanna.
- Fais attention aux Anglais ! Ne te laisse pas faire ! Elle pleurait aussi désormais.
Je ris. Elle resserra son étreinte avant de la relâcher.
- Allez, viens voir tonton ! Me dit Andri, « ralala » celui-là, un vrai numéro, il me serra fort dans ses bras, un vrai colosse.
- Tu m'étouffes Andri !
- Oh heu, excuse moi !

Il me lâcha, il ne restait plus que Ludvik. Il s'approcha avec son sourire d'ange déchu.
- Pense à nous, ne nous oublie pas !
Il se mordit la lèvre et me prit tendrement dans ses bras, posant un baiser au sommet de mon crâne. Je vis ensuite Andri lui faire un clin d'½il.
- Ben alors, t'attends quoi pour lui dire ! Fit Hanna.
- Me dire quoi ?
Il rougit et cela était parfaitement visible sur la peau de ses joues immaculées.
- Heu Kris, j'ai hum... Bon heu... Nous sommes amis depuis... longtemps !
- Très longtemps même.
Dis-je.
Il sourit.
- Oui, mais pour moi, comment t'expliquer ça ? C'est pas vraiment le bon moment en plus, mais... ça a toujours été plus que ça...
- Hein ???

Je sentis ces lèvres contre les miennes les embrassant tendrement avec douceur. D'aussi loin que je me souvienne, j'avais toujours été attirée par lui, mais ayant peur de la non-réciprocité, j'avais préféré garder notre amitié intacte. Prise au dépourvu, j'étais surprise, agréablement surprise, j'en perdis mes mots.
- Désolé d'avoir pris autant d'années pour t'avouer que je t'aimais... Souffla-t-il.
Je lui souris alors.
- Mieux vaut tard que jamais ! Dis-je.
Il semblait soulagé de voir que je ne le rejetais pas. Bien au contraire, je pressai encore mes lèvres contre les siennes.
- Ceci te donne une raison de plus pour t'obliger à revenir, chuchota-t-il.
- Ah hum, dites-le nous, si on vous dérange ! Andri brisa mon moment de tendresse.
Je lui tirai la langue et me séparai de Ludvik, en lui caressant tendrement la joue. Je me tournai ensuite vers ma grand-mère, plus heureuse que jamais de voir ce qui venait de se passer, car elle adorait Ludvik et avait plus d'une fois fait des sous-entendus à propos de nous.
- La plus belle ! Lui dis-je en la serrant contre moi.
Un peu plus grande qu'elle, je sentis ses cheveux poivre et sel dégager un parfum de vent frais de forêt, d'arbres, de rosée. Je fermai les yeux, elle sentait l'Islande. J'en souris. Elle me caressa le visage de ses mains vieillies par le temps et se mit à pleurer. Ce fut l'une des rares fois où je la vis pleurer. Elle ne ne le faisait que très rarement, ceci finit par faire que mes larmes coulèrent aussi.
- Cesse de pleurer, j't'en prie ! La suppliai-je.
- Je suis désolée ! Me dit-elle.
- Désolée de quoi ?
- De ne pas m'être battue davantage pour te garder ici !
- Oh non ! C'est la dernière chose que tu dois faire, t'en vouloir ! ! Tu n'as pas à t'en vouloir, ce n'est pas de ta faute. Grand-mère, ma p'tite grand-mère chérie !
Soufflai-je en la reprenant de nouveau dans mes bras,
- Embrasse grand-père pour moi !
- Je n'y manquerais pas.

__Il n'avait pas pu venir étant coincé à 5O km, dans un petit village, où il avait été aider un de ses amis avec ses chevaux.

Elle me fit un baiser sur la joue d'une tendresse telle que cela me rappela ma mère et là, ce fut presque le déluge. Je pensais à ma mère, à notre complicité, à nos fou rires, à ses cheveux châtains clairs courts et espiègles, au gris pâle rieur de ses yeux, à ses rides apparentes qui commençaient à marquer son magnifique visage et qui ne la rendait que plus belle. A 37 ans, c'était encore une magnifique plante, comme disait grand-mère.
Mes amis me regardaient tous tristement. Andri baissait la tête, Ludvik serrait les poings et les filles pleuraient. Je ne voulais pas qu'ils m'accompagnent dans cet aéroport, ça aurait été beaucoup plus difficile.
Derniers « au revoir », dernières larmes, un dernier baiser de Ludvik.
Je ne me retournai pas de peur de voir ces regards tristes, encore une fois.


____Cela faisait bien 7 ans que je n'avais pas vu mon père. D'habitude, je passais la moitié des grandes vacances avec lui en Angleterre, mais à l'âge de 9/10 ans, je n'avais plus voulu y aller. Je n'en voyais pas l'intérêt. Il était tout le temps en train de travailler et c'était à peine s'il passait du temps avec moi.
Monsieur Ethan Blair, Ingénieur dans l'agro-alimentaire, Co-directeur d'une grande société de produits laitiers et de je ne sais quoi encore... Pour dire bonjour, c'est à peine si je ne devais pas prendre un rendez-vous avec sa secrétaire ou l'écrire dans son agenda. Pendant un séjour en Islande pour son travail, il avait rencontré ma mère. D'après ce qu'elle m'avait raconté, entre eux ça avait été le coup de foudre immédiat. Ils m'avaient eue dans la foulée. A peine quelques mois après ma naissance, il était parti, car il ne supportait plus l'Islande et le mode de vie de ma mère. Elle ne voulait pas le suivre en Angleterre. L'amour ne suffisant plus, ils s'étaient séparés.

____Au moment où j'ai arrêté de venir le voir, plus rien, plus de téléphone, pas de lettres, rien... Si ce n'est l'argent... Qu'est-ce qu'il croyait ? Que son absence pouvait être comblée par de l'argent ? Mais bon, je l'acceptais. Pour ma mère, c'était une bonne aide et cela nous permettait de ne pas nous retrouver au fond du trou. Ma mère travaillait dans une agence de tourisme et ne gagnait pas des masses. Je ne m'en plaignais pas et avais eu tout ce dont j'avais eu besoin, grandissant normalement.
Il m'avait appris par téléphone quelques jours plus tôt, (premier contact depuis 7 ans) qu'il était marié à une certaine Joyce depuis 2 ans et qu'elle était impatiente de me connaître.



____3h petites heures plus tard, me voilà à Londres. J'ai toujours détesté cette ville d'aussi loin que je m'en souvienne. On sentait tout de suite qu'il y avait quelque chose qui avait changer, que les attitudes n'étaient pas les mêmes, rajouter à tout cela la pollution et le fait de devoir faire je ne sais combien de kilomètres pour rencontrer un paysage intacte et respirer un peu d'air frais... On ferait avec...

___Comme une grande, je récupérai mes bagages. Poussant mon chariot, je cherchai mon père des yeux. Pas besoin de trop le chercher. Je l'aperçus aussitôt et ce n'était pas le carton où était inscrit mon nom et mon prénom en grosses lettres majuscules qui me le fit dire, juste sa tête !
Il n'avait pas changer d'un pouce, quoique, ses cheveux noirs de jais avaient un peu grisé sur les côtés et il avait quelques rides sur le front. Les mêmes yeux bleus foncés, les sourcils froncés, son air sérieux, en attente, cherchant partout pour voir s'il ne m'apercevait pas, costard sur le dos, montre de marque au poignet... J'étais à peine à 3 mètres de lui et il ne me voyait pas : même pas capable de reconnaître sa gosse, celle qu'il a engendrer il y a 17 ans avant de se barrer comme un pauvre lâche, la honte !
Je m'avançai encore et le regardai. Il posa enfin son regard sur moi et son visage se fendit en un sourire.
- Krista !!
- Salut ...

- Je commençais à croire que tu avais raté l'avion !
Je fis un petit sourire, faux, mais lui ne vit pas qu'il était faux apparemment.
- Bah, tu vois, j'suis là !
- Et j'en suis heureux et comblé !

« Ça va mon coco, celle-là j'aurais pu m'en passer, »me dis-je à moi même.
- On y va ? Annonça-t-il, ne sachant pas trop quoi dire.
- Tu m'aides ?
Tant qu'à faire, qu'il serve au moins à quelque chose.
- Oui, bien sûr !

Je lui laissai le chariot à bagages et avançai.
- Tes cartons sont arrivés hier !
- Hein ?
- Rassure-toi, nous n'avons pas fouiller !

« Encore heureux ! »
- Ils sont dans ta chambre, tu t'en occuperas !
Je lui fis un autre sourire poli. Silence jusqu'à la voiture, curieuse de savoir ce qu'il conduisait. Quand il prit ses clés et déverrouilla celle-ci, je crus que j'allais faire une crise cardiaque . Il possédait un 4X4 de la marque BMW noire et pas petite . Le 4X4 est l'un des véhicules les plus pollueurs qui existent ! ! ! Pas question que je monte là-dedans. Il commença pourtant à charger mes bagages. Quand il eut fini :
- Tu m'attends là, j'vais déposer ça !
Je fis oui de la tête. Non, seigneur, je ne vais pas monter là-dedans. C'est au-delà de mes principes. Je ne peux pas faire ça, je ne peux pas, je ne peux pas ! ! ! !

____10 minutes plus tard, j'étais installée à l'avant ; le chauffage tournant à plein régime, radio diffusant du Bruce Springsteen, A la bonne heure !
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#Posté le dimanche 29 mars 2009 01:51

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 15:07

.- Chapter two -.


____Il se racla la gorge, avant de tenter un brin de conversation, alors que je regardais avec dépit Londres défilée devant mes yeux, ayant ramené mes pieds sur le siège, le menton reposant sur le mont que formait mes genoux.
- Ton voyage s'est-il bien passé ?
- Plutôt...
Répondis-je, toujours les yeux à la vitre.
- Pas trop long ?
- C'est pas la mort 3h ! Répliquai-je.
- Hum oui, j'imagine... je heu...Joyce s'est occupée de ta chambre. J'espère qu'elle va te plaire. On t'as acheté un ordinateur portable, j'y ai mis la connexion internet, heu... tu heu... as déjà utilisé ce genre d'outil ?

Je tournai mes yeux un peu ahuris vers lui.
- On est pas des extraterrestres en Islande tu sais, on sait très bien ce que c'est et les écoles sont à la majorité équipé de l'ADSL, et à la maison on en possédait un.... Répliquai-je calmement.
Il rougit un petit peu, se sentant bien con et tenta un mince sourire, auquel je ne répondis pas.
- Oh heu bien... je t'ai inscrite dans ton école avant hier. C'est la première fois qu'ils ont une élève qui vient d'Islande. S'amusa-t-il.
- On va croire que je vis dans une grotte avec pour compagnie un ours, que je chasse pour manger et que j'ai un troupeau de loup, c'est ça ?

Il rigola.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Expérience, la dernière fois que je suis venue ici...
- Oh ! J'pense que les jeunes de ton âge ont une autre mentalité !
- Sûrement !
Dis-je en reportant mon attention sur ce paysage déprimant.
Le trajet parut durer une éternité et il n'osa plus m'adresser la parole, je fus heureuse d'apercevoir un parc.
- C'est le Holland Park ! Me précisa-t-il.
- Ah...
- On est pas loin. Tu pourras y venir. On habite dans le quartier Ouest de Kensington maintenant.
- Ah...
- C'est sympa et très calme, ça devrait te plaire !


____On tourna dans une rue et je vis cette fois défiler des maisons plus grandes que celles que j'avais vues avant. Une verdure dite de décoration, pour faire genre, des arbres tout le long de la rue. Chaque maison, à l'entrée, avait un bout de jardin, tous plus parfaits les uns que les autres. Le ciel était gris depuis que j'étais arrivée ici. Tout à coup, il s'arrêta et se gara dans une allée.
- On est arrivés ! Dit-il dans un large sourire.

Il coupa le contact et enleva sa ceinture de sécurité. Je fis de même, pris mon sac à mes pieds. Il ouvrit le coffre pour sortir mes bagages. Je sus tout de suite quelle était notre maison, quand une jeune femme sortit de celle-ci, le sourire jusqu'aux oreilles : grande, brune, yeux noisettes, chevelure éclatante, maquillage raccord parfait, son petit pull col roulé blanc, son pantalon coupé droit de même couleur et ses petits talons lui donnant des airs d'actrice.
- Ah, enfin vous voilà ! Dit-elle en ouvrant le petit portail et en s'avançant, elle sourit tout en me regardant de la tête aux pieds.
- Krista, tu n'imagines pas à quel point je suis heureuse de t'accueillir chez nous !
- Heu...bonjour !
Prononçai-je lentement et avec hésitation, ne sachant que faire de tout cet enthousiasme agaçant qu'elle m'envoyait en pleine figure.
- Chérie, tu montres à Krista sa chambre, le temps que je ramène ses bagages ?
- Oh heu, oui bien sûr ! Suis-moi ! Sourit-elle.

A contrec½ur, je me mis à la suivre, remontant la petite allée tracée en dalles noires.

____Cela me changeait complètement du cottage que nous avions avec maman en Islande. Cette maison-là paraissait trop grande pour 3 personnes, en pierre grises, dotée d'un étage, c'en était un peu effrayant tant elle paraissait solide et indestructible. Le bruit de la porte noire en bois massif me ramena à moi, lorsqu'elle s'ouvrit.
-Tu viens ?
Je lui adressai un petit sourire poli en la suivant. Je déglutis en traversant le petit hall et nous débouchâmes sur le salon. Il faisait bien 3, voire 4 fois le nôtre, décoré dans des tons blancs, touches de bleu nuit par-ci par-là, grande cheminée, mêlant architecture moderne et ancienne. L'écran plasma ne paraissait pas servir et faisait juste office de décoration, la chaîne Hi-Fi pareil. « Pourquoi tout ce tintouin juste pour écouter un disque ou regarder un film ? » me dis-je en moi-même. Je tournai le regard sur le côté, je la vis s'engager dans les escaliers, eux aussi en pierre. « Où est-ce que je suis tombée ? » Je montai les marches, elle était déjà dans le couloir qui avait un avantage, celui d'être large.
- Alors ici, c'est notre chambre! Me dit-elle en l'ouvrant.
J'y jetai un rapide coup d'½il. Baldaquin, fanfreluches, on voyait que c'était féminin.
- On continue... la salle de bain d'amis...
Une salle de bain d'amis ?
- Nous avons deux chambres d'amis ! Continua-t-elle toute souriante. Et puis, pour te laisser un peu d'intimité, j'ai emménagé ta chambre au fond !
Elle se dirigea rapidement vers celle-ci. Elle souffla un grand coup.
-J'espère qu'elle va te plaire...

___Elle croisa les doigts dans un sourire exagéré auquel elle rajouta une grimace -_-' « Tuez moi toute de suite ! » Elle ouvrit la porte et là, j'ai cru que j'allais mourir. Ma chambre faisait peut-être 4 fois celle que j'avais en Islande. Je lui souris, pour la rassurer. « My God, qu'est-ce que c'est que ça ? Elle est grande et... grande ...  Des tons fuschia et blanc, elle aurait pu se contenter d'un blanc neutre !» Un mur flashait en fuschia, juste en face du grand lit deux places, où des coussins tout aussi flashy étaient disposés. Contre celui-ci, un vaste bureau, l'ordinateur portable y siégeait, ainsi que quelques éléments de décorations. Juste à côté, j'étais contente, il y avait beaucoup d'étagères pour ranger les livres et les CD. Elles étaient encastrées dans le mur et encore vides. Dans un coin, une chaîne hi-fi avait été installée. Près du lit, je reconnaissais mes cartons.
- Ça te plait ? Demanda-t-elle inquiète.
Je mens ou je ne mens pas ? Je mens.
-Oui, c'est... très bien ! La rassurai-je.
____Je regrettais la petitesse de mon ancienne chambre et la chaleur qu'elle dégageait, ainsi que son intimité. Sa porte donnait directement sur le dehors, pas de clôture, on s'y baladait libre. Joyce respira comme soulagée.
- Ici, tu pourras ranger tes vêtements, j'espère qu'il y aura assez de place !
Elle fit coulisser une grande porte encastrée là-encore, qui faisait face au lit. C'était même trop, je n'utiliserai même pas la moitié de ce truc.
- Heu... et tu as une salle de bains personnelle !
- Ah !
-Ce n'est pas bien ?
Paniqua-t-elle.
- Oh heu, si, si, c'est très bien ! Dis-je rapidement pour qu'elle se calme.
- Ah, ta chambre était-elle aussi grande en Islande ?
- Non plus cocoonée...
Dis-je avec une pointe de regret.
____On entendit des bruits de pas et de souffrance ; mon père sûrement :
- Alors ta chambre te plait ?arriva-t-il à dire complètement essoufflé, posant les bagages et s'accoudant à l'encadrement de la porte.
- Oui, c'est bien. Répondis-je un peu perdue.
- Je suis content que ça te plaise !
- Nous allons te laisser t'installer Krista ! Je t'appellerai à l'heure du dîner !
Me fit Joyce.
____Je fis oui de la tête et les laissai sortir. J'avais une horrible envie de pleurer, en regardant tout cela autour de moi, envie que ma mère revienne, qu'elle me ramène en Islande, chez nous... Je n'aimais pas, mais pas du tout être ici. J'en avais rien à fiche que ça soit cher, grand ou beau ! C'était tellement artificiel et mort. Je m'allongeai sur le lit et fermai les yeux. Très vite, je me mis à imaginer que j'étais en Islande à Reykholt, village natal de mes grands parents, où je suis allée pendant les vacances : ses grands espaces, ses vallées s'étendant sur plusieurs kilomètres, son champ de lave, ses cascades, son calme, ses légendes. Je me mis à sourire. J'avais l'impression de flotter, l'odeur des arbres, de l'herbe humide des fins d'hiver, le vent frais qui vous balaye les cheveux et vous fouette le visage, courir sans savoir où l'on va, pas d'obstacles, pas de limites...

-Toc toc, Krista !
Mon monde s'évapora comme une traînée de fumée dans l'air. J'ouvris les yeux, me redressai sur mon lit et la vis à la porte.
-Le dîner est prêt, nous t'attendons en bas ! M'informa-t-elle.
Je lui fis un mince sourire. Elle referma la porte. J'allai dans la salle de bain, blanche immaculée et le grand miroir qui surplombait le lavabo me renvoya mon reflet : quelques cernes, mes cheveux avaient la même couleur que ceux de ma mère, quoi qu'un peu plus foncés, j'avais aussi les yeux gris, un peu plus foncés que les siens. Je souris. On dit souvent que je lui ressemble, mais c'est loin d'être vrai, ma mère était la beauté la plus pure et la plus naturelle qu'il m'ait été donné de voir. Les larmes me vinrent. Je secouai la tête, passai une main rapide dans mes cheveux, qui ne voyaient qu'un à deux shampoings par semaine et après le lavage : un peigne, mais ça restait rare... ils se contentaient de mes doigts. Pas de maquillage : je ne me maquillais jamais. Je tenais à préserver ma peau de tous ces produits dont, de plus, nous ne savons pas vraiment de quoi ils proviennent. J'étais un peu pâle cependant, mais venant de là où je viens, c'était assez commun. Je me passai un peu d'eau sur le visage, m'essuyai, éteignis toute les lumières. J'essayai d'effacer ma tristesse, en descendant, Joyce était aux pieds des escaliers.
-Tout va bien ?
- Oui, oui !

____Je la suivis. Nous traversâmes le salon et arrivâmes à la cuisine, vaste et équipée, qui faisait face à une salle à manger dressée de manière tout aussi moderne. Mon père était dehors. Une baie vitrée donnait sur le jardin. « Hallelujah, il avait ça ! Un jardin. » Il discutait au portable, ça avait l'air sérieux. Il me vit, ajouta quelque chose et raccrocha. Il entra, referma la baie vitrée et remonta ses manches pour pouvoir laver ses mains. Je m'assis à la table qui pouvait facilement accueillir 10 personnes.
- J'espère que tu vas aimer ce que je t'ai préparé Krista ! Me dit Joyce.
- Oui ! Joyce voulait te faire plaisir et y a passé du temps ! Dit mon père.
Je ne faisais que des petits sourires en signe de réponses.
- Dis-moi, Krista c'est très jolie... c'est Islandais ? Me demande-t-elle en apportant la nourriture.
Mon père s'installait en bout de table, j'étais à sa gauche.
- Oui... c'est islandais...
- Très jolie prénom !
- Merci...

____Quand je découvris ce qu'elle avait préparé, je fermai doucement les yeux. L'odeur ne trompait pas. Elle prit mon assiette et m'en servit... Un plat à base de viande. Elle reposa toute fière son assiette devant moi. Je jetai un coup d'oeil à l'assiette, puis à mon père qui écarquilla les yeux et sembla se souvenir de quelque chose. Je repoussai doucement l'assiette.
- Heu... je croyais l'avoir spécifié... et j'en suis désolée... mais je ne mange pas de viande... Dis-je l'air vraiment désolé, car elle s'était donné du mal.
Elle parut triste.
- Oh, je suis désolée Krista ! Me dit-elle
- Ce n'est pas grave, j'pensais que mon père vous l'avait dit...
- J'ai complètement oublié de te dire que Krista était végétarienne. C'est de ma faute, je suis désolé !
S'excusa mon père.
- Je vais te préparer autre chose Krista !
- Non non ! Ne vous dérangez pas pour moi !
- Mais si, si !
Elle se précipita à la cuisine. Je me lèvai de table.
- Ça va aller, je n'ai pas très faim de toute façon... j'vais monter me reposer...
Elle me regarda l'air triste.
- Tu en es sûre ?
- Merci, c'est très gentille, mais ça ira !

____Je me dirigeais vers la sortie de la cuisine.
- Bien ! Finit-elle par dire.
- Bon appétit et bonne soirée ! Dis-je poliment avant de partir, de traverser une fois de plus ce salon et monter dans cette chambre, qui n'était pas la mienne finalement, m'écroulant sur le lit, mouillant chaudement l'un des oreillers de larmes avant de m'endormir.


____Je me réveillai en pleine nuit, jetai un coup d'oeil au petit réveil sur la table de chevet : 1heure du matin. J'avais besoin de respirer. Je sortis du lit : pas de porte qui mènait au dehors... pas de Fred qui venait se blottir tout contre moi lorsque je n'arrivais pas à dormir. Je pris la veste que j'avais délaissée quelques heures plus tôt, sortis de la chambre et descendis à pas de loup jusqu'au salon et le traversai en silence. Une fois à la cuisine, j'ouvris la baie vitrée et sortis pieds nus. Lorsque mes pieds entrèrent en contact avec l'herbe froide et humide, un bref frisson me traversa. Je fermai les yeux et respirai le peu d'air frais qu'il m'était possible d'avoir. Je levai les yeux, espérant apercevoir un ciel étoilé, mais rien... qu'un ciel couvert. Une larme perla sur ma joue... « Je veux rentrer chez moi. » Je me blottis dans ma veste et essuya ma joue.
-Krista ?
C'était mon père. Je me retournai brusquement.
- Que fais-tu dehors à une heure pareille ?
- Heu... je n'arrivais plus à dormir...
- Rentre, il fait froid, tu es pieds-nus en plus !
Dit-il en s'approchant, il me regarda l'air triste.
- Tout ça ne te plait pas, n'est ce pas ! La maison, la chambre, Londres...
Il avait tout deviné. Je fis une grimace.
- Pas vraiment non...
- S'il te plait, comprends-moi... j'ai envie de te connaître, de passer du temps avec toi... tu es ma fille...
- Fallait-y penser il y a 17 ans, quand tu nous a abandonnées...
Dis-je dans un soupir las.
____Je passai mon chemin, tête baissée et rentrai à l'intérieur où l'atmosphère était plus chaude. Je remontai dans ma chambre et me rendormis en position f½tale, triste.
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#Posté le dimanche 29 mars 2009 05:55

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 15:09

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